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"Ils ne sortiront pas de l’ENA, mais ils n’en seront pas moins capables de transformer le monde"

Frédéric Falisse est concepteur et formateur de la questiologie. Il est également coach, chercheur et conférencier et intervient à La Web School Factory en 1ère et 2ème année.

Quel est votre métier ? Pouvez-vous présenter en quelques mots la questiologie ?

 

La questiologie est la science de la question. Le terme est à rapprocher à la biologie par exemple, et pas à la scientologie.

 

L’idée part de ce constat simple : nous avons énormément de réponses qui sont aujourd'hui accessibles mais trop peu de bonnes questions, quel que soit le domaine d'application : leadership, créativité, politique, etc. Face à une situation, les personnes se posent avec des solutions mais pas avec des questions.

frederic falisse web school factory

Einstein a dit que s'il avait une heure pour résoudre un problème dont sa vie dépendait, il passerait 55 minutes à trouver la bonne question. Il estime qu’il lui suffirait de 5 minutes pour trouver la réponse. C'est ce que j'apporte aux gens.

 

Je les aide à se poser la question la plus pertinente, la plus efficace, la plus adaptée. La questiologie nécessite de se mettre au clair avec son rôle, son influence, son éthique. Quand nous apprenons à poser les bonnes questions, nous touchons vraiment aux fondamentaux du leadership.

 

Auprès de quel public intervenez-vous ? Qui sont les publics demandeurs en matière de questiologie ?

 

J'interviens auprès de grands groupes comme Nexity, Bouygues, Accenture, Murex. Mais la questiologie est une discipline très large, qui intéresse de très nombreux publics.

 

La questiologie est en effet moteur de plein de choses, elle est au cœur de notre communication. Quand nous ouvrons la bouche pour faire un son, c'est soit pour dire quelque chose : énoncer un fait, un point de vue ; ou bien, c’est pour poser une question : nous cherchons dans le monde extérieur de quoi nourrir notre compréhension. Les questions sont essentielles au processus de communication. Il y a donc de très nombreux domaines d’application : tout ce qui touche au leadership et au management, à la créativité, à la vente, à la négociation et au business.

 

Les ressources humaines et les auditeurs aussi sont concernés par la questiologie, tout comme l’éducation. Je pense surtout aux collèges et lycées. Lors de mes interventions à La Web School Factory, mais aussi à l’ESSEC ou à HEC, mes interventions portent davantage sur la questiologie appliquée au leadership et au management. En revanche, quand j’interviens dans des associations de parents sur le sujet : « Comment poser des questions  aux adolescents ? », il s’agit bien de la questiologie appliquée à l’éducation.

 

Quels types de missions remplissez-vous à La Web School ?

 

J’interviens à La Web School Factory en 1ère et 2ème année. L’objectif de la 1ère année est qu’ils communiquent et puissent mettre en œuvre des techniques de management de la créativité. Je leur donne les clés pour manager une équipe créative et efficace : quelles sont les techniques, les postures, les attitudes, les sujets clé ?

 

En 2ème année, la questiologie est abordée dans l’optique du leadership et du management. Je leur apprends comment poser la question qui fait la différence, par sa pertinence, son efficacité. J’essaie d’anticiper ce problème que tout jeune manager va rencontrer, lorsqu’il sent qu’il faut poser la question, qu’il a mis le doigt sur un problème mais qu’il n’a pas la formulation adaptée. De ce fait, il sait qu’il risque de faire plus de dégât que d’apporter un réel bénéfice à soulever le problème. Je leur enseigne donc à savoir comment poser une question efficace au regard du rôle qu’ils occupent ou vont occuper, de leur influence, de leur éthique.

Frédéric Falisse

"Quand je viens ici, ce n’est pas une cure de jouvence, mais plutôt une cure de dynamisme. Si j’écoute la radio, je me dis que la France va mal. Quand je suis à La Web School Factory, je me dis qu’en fait ça va."

Frédéric Falisse

Intervenant à La Web School

Votre fierté en tant qu’intervenant à l'école Web School Factory ?

 

Ma plus grande fierté, c’est sans aucun doute l’impression que j’ai de contribuer à une école construite sur les atouts de la génération qui arrive plutôt que sur les vestiges de la précédente. Ma deuxième fierté, c’est d’être là depuis le début du projet. J’ai un attachement particulier à La Web School Factory. Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles je suis fan de cette école.

 

Nous intégrons des élèves qui sont tout de suite dans la concrétisation, la réalisation. Ils sont affamés, ce sont des Gargantua de savoir-faire, de savoir-être, de savoir tout court. Le projet pédagogique porté par Bruno Faure est juste bluffant. La Web School Factory a changé et change encore mon regard sur l’enseignement.

 

Lors de l’un de mes premiers cours, un élève s’est endormi. Je n’ai pas l’habitude de ce genre de situation car j’ai beaucoup de présence en tant que professeur et une certaine autorité. Avant de le réveiller et de le renvoyer, je suis allé voir Bruno Faure qui m’a expliqué qu’il devait être très fatigué car, la veille, il avait eu une grosse présentation importante pour son projet d'entreprise. C’est à ce moment que je me suis rendu compte qu’il y avait ici un certain nombre d’étudiants qui étaient déjà des entrepreneurs. Je suis revenu dans la classe, il dormait encore. J’ai demandé aux élèves de ne pas faire trop de bruit pour ne pas le réveiller. Je me suis ensuite demandé comment bâtir mon intervention pour que les élèves, même très fatigués, restent éveillés. C’est une relation élève / professeur très différente de ce que j’ai connu ailleurs et qui me rend très heureux.

 

Que pensez-vous du profil des étudiants de La Web School ? Quelles sont leurs caractéristiques ?

 

Les étudiants de La Web School Factory ont une ambition à faire. Je les vois comme des artisans du web, dans tout le côté noble de la chose. Ils ont le côté artiste, et le côté faiseur, ils sont dans le concret, le réel (même si on parle du numérique). Quand j’interviens dans des écoles de commerce, la préoccupation majeure, c’est « comment vais-je pouvoir compléter mon cursus pour avoir la formation la plus complète et la plus parfaite possible ». Ici, l’objectif, ce n’est pas la formation, c’est « comment je peux en retirer des choses tout de suite pour créer, développer mon projet professionnel ». D’ailleurs, de très nombreux étudiants de 4ème et 5ème année ont déjà créé leur startup.

 

Mais ce que j’apprécie particulièrement, c’est qu’au-delà du côté « just do it », il y a aussi un vrai programme pédagogique avec des valeurs, une éthique. Nous pourrions juste les accompagner dans leur idée, vouloir qu’il fasse des sous en s’imposant sur un marché, mais ça va bien au-delà.

 

Quand je viens ici, ce n’est pas une cure de jouvence, mais plutôt une cure de dynamisme. Si j’écoute la radio, je me dis que la France va mal. Quand je suis à La Web School Factory, je me dis qu’en fait ça va.

 

Pourquoi les professeurs devraient connaître la WSF et gagneraient à la faire connaître ?

 

Il y a beaucoup d’élèves avec de très bons potentiels qui n’entrent pas dans le système scolaire classique, des élèves brillants mais pas scolaires. Il y a des élèves que nous ne formaterons pas. Ils développent une personnalité, un mode de fonctionnement que nous pourrions qualifier de disruptif. Ils trouvent tout leur épanouissement à La Web School Factory.

 

J’ai été professeur de maths, et je le sais bien, dans toutes les classes, il y a 2-3 élèves pour lesquels nous nous disons qu’il a le potentiel pour faire ce qu’il veut mais nous savons pertinemment aussi qu’il ne fera jamais une prépa, qu’il n’arrivera pas à se plier au cadre. Souvent, les professeurs cherchent à les faire rentrer dans le moule mais c’est un gâchis énorme. Pour ceux qui ont besoin de faire, d’agir, de mettre en pratique pour que ça fasse sens, il y a des écoles qui existent et La Web School Factory en est un bon exemple. Certes, ils ne sortiront pas de l’ENA, mais ils n’en seront pas moins capables de transformer le monde.

Frédéric Falisse

"Je regrette qu’il n’y ait pas plus de professeurs de Terminale qui connaissent La Web School Factory pour que réussissent tous ces élèves brillants qui ne rentrent pas forcément dans le cadre académique classique."

Frédéric Falisse

Intervenant à La Web School

Quel message voudriez-vous transmettre à des étudiants ou futurs étudiants intéressés par La Web School Factory ?

 

Créer une startup, ce n’est pas qu’une question de coup de bol (l’idée du siècle) ou quelque chose qu’on fait après avoir été patron dans un grand groupe. C’est un métier spécifique, avec un savoir-faire spécifique, un savoir-être spécifique. Certains de leur savoir-faire qui leur posent problème au lycée : l'ambition, l'envie d’entreprendre, la créativité, le fait d’être insatiable de nouveauté, l'impatience à contribuer, le fait d’avoir mal aux fesses quand on est trop longtemps assis, l’intuition que s’ils étaient à la place du prof, ils s’y prendraient mieux...

 

Tous ces savoir-faire qui les freinent au lycée sont d’incroyables atouts à La Web School Factory. En nourrissant ces atouts avec une formation, ils peuvent devenir de véritables talents professionnels. 

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