Portrait de diplômé : Romain Malnoult, Full Stack Web Developer en freelance

Après 5 ans à La Web School, Romain Malnoult est maintenant Full Stack Web Developer en Freelance. Portrait d'un diplômé de la toute première promotion de La Web School Factory !

La première promotion de La Web School Factory a pris son envol ! Quelques mois plus tard, c'est l'occasion de revenir à leur rencontre pour dresser le portrait d’anciens étudiants aujourd’hui plongés dans un monde du travail. Qu'ils soient salariés dans un grand groupe ou dans une startup, ou encore entrepreneur ou en freelance, ils exercent des métiers à responsabilités auxquels La Web School Factory les a préparé.

 

Rencontre avec Romain, Full Stack Web Developer en Freelance

 

Quel a été ton parcours avant d’entrer à La Web School et pourquoi as-tu choisi d’intégrer cette école

 

J’ai passé mon bac et ai ensuite suivi une fac d’anglais pendant 2 an. Mais le manque de débouchés a clairement signifié ma perte d’intérêts pour ce cursus. Je suis ensuite parti un an en Australie avec un visa working holiday pour 12 mois. J’ai ensuite visité les États-Unis mais, étant donné la politique en vigueur, je n’ai pas pu travailler et mon séjour a été beaucoup plus court. Je suis rentré en France en 2010, J’y ai travaillé pendant deux ans dans un centre d’appels pour MMA Assistance. Je rendais service aux gens. C’était même un job sympa, très gratifiant et qui payait bien. Mais je ne me voyais pas faire ce métier toute ma carrière car il n’offrait pas énormément de perspectives. À l’avenir, tout sera fait via une application et l’on n’aura pas besoin d’appeler son assistance.

 

J’avais 24 ans et c’était un peu le dernier moment pour reprendre des études. Je voulais me reconvertir dans la Tech. J’étais déjà un geek mais j’étais surtout utilisateur d’Internet. Je voulais en devenir acteur. Je sentais qu’une révolution arrivait et que c’était du coup le bon moment. J’ai tapé formation webmaster dans la barre de recherche de Google et plusieurs écoles sont sorties. J’ai essuyé 3 ou 4 refus d’écoles qui me considéraient comme trop vieux. La Web School Factory m’a rappelé une semaine avant la rentrée et m’a proposé un entretien. J’ai rencontré Bruno Faure, le directeur pédagogique et j’ai tout de suite accroché au discours qui collait exactement à ce que je voulais. Je me souviens très bien lui avoir dit : «  Je suis là pour apprendre à faire un site web ». Il m’a répondu « On est en septembre. En février, tu sauras le faire. Mais on va aussi t’apprendre à faire autre chose ». Et c’est vrai que j’ai appris bien plus. Bien sûr, j’ai par la suite choisi la Majeure Tech.

 

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Quels souvenirs marquants gardes-tu de ton cursus à la Web School Factory ? 

 

Il y en a tellement ! Je dirais quand même que ce qui a beaucoup compté pour moi, ce sont les liens que j’ai pu tisser avec d’autres camarades de promo, deux en particulier qui, comme moi, reprenaient leurs études et avaient 24 ans. On a été le trio des doyens, inséparables. On ne s’est plus quitté pendant 5 ans. On vivait ensemble, on travaillait tous les trois à côté pour pouvoir payer nos études, on s’est soutenu moralement. On a aussi beaucoup travaillé ensemble sur de nombreux projets. Si c’était à refaire, ce serait seulement s’ils étaient là. Tout seul, ça aurait été 1 000 fois plus dur.

 

Je garde un autre souvenir marquant de mon cursus à la Web School Factory : mon premier cours de code en première année où j’ai tapé ma première ligne de code. Notre prof d’intégration qui nous enseignait le langage html et CSS était exceptionnelle. J’ai fait pas mal de chemins dans le domaine depuis mais je me souviens encore avec émotion de ce qui n’était finalement que le début de quelque chose de beaucoup plus grand. Ce premier cours d’intégration m’a vraiment marqué.

 

 

Quel est ton métier aujourd'hui ?

 

Je suis developer web Full Stack en freelance. Travailler en indépendant n’était pas vraiment mon choix initial mais a plutôt été le fruit d’un concours de circonstances et de nombreuses expériences professionnelles. Avant d’entrer à La Web School Factory, j’ai fait 15 ou 20 jobs différents, j’avais donc déjà des expériences dans plein de boîtes différentes, je savais donc ce que c’était de travailler dans une entreprise. J’ai également travaillé en agence comme dévelopeur à deux reprises lors de mon cursus à La Web School : une fois lors de mon stage de 3ème année et une fois en 5ème année lors de mon alternance. Les deux fois à Tours.

 

Dès mon stage de 3ème année, j’ai appris beaucoup de choses et commencé par emmagasiner suffisamment d’expérience pour pouvoir me lancer à mon compte comme developer web en auto-entrepreneur. C’est une activité complémentaire que j’ai gardé jusqu’à la fin de mes études. Cela m’a permis de payer mes études en accumulant de l’expérience dans mon domaine. À la fin de mes études, je suis allé démarcher quelques entreprises à Tours mais ce qu’on me proposait n’était ni très intéressant ni très bien payé par rapport à Paris. Je me suis donc lancé comme freelance à temps plein avec des clients essentiellement parisiens que j’ai notamment trouvés grâce au réseau de la promotion et de l’école. Il faut dire que je suis le seul développeur web freelance de la promo ! Je suis aussi inscrit sur la plateforme de freelance Malt. J’ai eu du boulot comme il fallait pendant les six premiers mois, jusqu’à ce que j’en ai trop !

 

Sur quels projets travailles-tu ?

 

En 2018, j’ai accumulé beaucoup de clients et j’ai travaillé jusqu’à 5 projets en simultané, ce n’était plus gérable. Depuis un mois, je travaille à temps plein pour un client pendant un nombre de jours déterminé à l’avance. La mission n’est pas totalement définie dès le début et il n’y a pas un cahier des charges précis. J'ai donc en ce moment un client principal auquel je consacre 35 à 40 heures par semaine, et quelques clients à côté pour lesquels j’effectue 2 à 3 heures par semaine.

 

Mon client actuel en régie est Réassurez-moi.fr. Il s’agit d’un courtier en ligne qui propose un comparateur de crédit. L’équipe de développement, en croissance, est passée de 2 développeurs à 7 aujourd’hui. Je fais donc du développement web. Je n’interviens que très peu sur le site Internet et travaille essentiellement sur le CRM interne pour le service client et commercial. Ma mission consiste à améliorer le parcours client et l’orientation client pour que le service puisse ensuite prendre facilement le relais en contactant le prospect. Je suis donc très à l’écoute du service client, j’analyse leurs besoins dans le but d’améliorer l’outil pour qu’il soit plus simple et plus productif. Concrètement, je développe toutes les semaines de nouvelles fonctions pour améliorer l’outil interne et faciliter la vie du service client.

 

Quelles compétences et savoir-êtres acquis à l'école te servent au quotidien ? 

 

On acquiert à La Web School Factory une vision globale des projets sur lesquels on travaille et qui sert au quotidien. C’est d’ailleurs l’une des grandes différences entre La Web School Factory et l’Ecole 42. Je m’en suis rendu compte car j’ai été amené à travailler à plusieurs reprises avec des anciens de l’école 42 et j’ai pu constater à quel point nos profils sont différents. Ils ont une approche beaucoup plus technique. Ce sont des bruts de code. En revanche, comparé à eux, j’ai une vision bien plus large. Je sais parler au project manager qui a lui une vision plus créative et design. Je connais aussi les enjeux marketing et business. Les fonctions que je développe sont vraiment au service du marketing ici. Je ne développe pas une fonction pour développer une fonction. Je connais la valeur ajoutée de la fonction que je suis en train de développer.

 

À La Web School Factory, nous avons aussi une véritable culture web, startup. On a une véritable culture de tous les outils dispos pour créer rapidement un prototype en un jour ou deux. On met cela en pratique tout au long de la scolarité et notamment lors des Weekend Challenges. On se tient toujours au courant des dernières startups à suivre, des derniers produits sortis. C’est également précieux dans la vie professionnelle. Par exemple, je devais développer une fonction où intervenait une problématique de temps réel. Je me suis servi d’un outil gratuit et ai pu mettre en place ce que l’on me demandait en un jour au lieu de sept. Cette connaissance des outils qui permettent de développer facilement des fonctions me permet d’être plus efficace dans mon travail au quotidien .

 

Quelles responsabilités as-tu ? Comment ta formation t’y a préparé ? 

 

Je n’ai pas vraiment de responsabilités managériales dans ma mission aujourd’hui. C’est d’ailleurs quelque chose qui va sûrement me manquer au bout d’un moment. Je suis dans une case de développeur web et c’est à mon goût un peu trop réducteur car je sais faire plein d’autres choses aussi. J’ai une bonne culture UX/UI mais également marketing et business. J’estime donc que je peux avoir une responsabilité plus large que juste taper un code et exécuter la vision que les autres ont. C’est d’ailleurs ce que me permettent de nombreuses missions. J’adore mettre mon grain de sel lorsque j’ai une mission en freelance et que le client me donne le cahier des charges en me laissant carte blanche. J’imagine des choses, fait de suggestions. Je suis alors responsable de tout ce qui se passe du cahier des charges au produit fini. C’est à mon avis la manière de travailler la plus enrichissante.

youtube dj

 

Ta principale fierté dans ton travail ? 

 

Ma principale fierté est un projet personnel (très bon moyen de développer ses compétences). J’ai lancé avec d’autres étudiants de La Web School Factory : le site youtube-dj.com, un site qui permet de mixer à partir de vidéos YouTube. Il comporte une table de mixage sous forme de vinyles mais il s’agit en réalité de vidéos YouTube. Il y a une option de filtrage pour sélectionner a capella et instrumentaux et l’on peut donc créer de nouvelles chansons qui n’existent pas. L’intégralité des données YouTube sont accessibles, ce qui représente tout de même plus d’un milliard de vidéos.

 

C’est moi qui ai réalisé toute la partie techniques et qui ai assuré tout le développement. Un étudiant en Majeure Design s’est occupé du Design et deux étudiants en Business ont créé un chatbot Messenger pour ajouter des titres à sa playlist depuis Messenger. Et notre site, sans aucun but lucratif, a eu un succès auquel je ne m’attendais pas du tout. Le site ProductHunt, qui classe les nouvelles applications et produits qui sortent, a classé youtube-dj.com en 3ème position lors de sa journée de lancement. Cela nous a offert une visibilité incroyable : en deux semaines, 15 articles dans 10 pays différents ont parlé de nous et cela a attiré des visiteurs du monde entier. Nous avons 40 000 visiteurs chaque mois et en mai 2018, nous devrions dépasser les 2 millions de vidéos lues sur notre site.

 

 

Une anecdote sur ton entrée dans le monde du travail ? 

 

Je suis entré à La Web School Factory pour ne plus jamais avoir à chercher de travail. Mission accomplie : maintenant, c’est le travail qui vient me chercher !

Le parcours de Romain vous inspire ?
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