Portrait de diplômé : Baptiste Trouillet, Chef de projet chez Auditoire

Après 5 ans à La Web School, Baptiste Trouillet est maintenant Chef de Projet chez Auditoire. Portrait d'un des premiers diplômés de La Web School Factory !

La première promotion de La Web School Factory est sur le marché du travail. L’occasion de revenir à la rencontre d’anciens étudiants aujourd’hui plongés dans un monde du travail. Dans des grands groupes, des petites structures ou en freelance, ils exercent les métiers à responsabilités auxquels La Web School Factory les a préparé.

 

Rencontre avec Baptiste, Chef de Projet chez Auditoire

 

Quel a été ton parcours avant d’entrer à La Web School ? Pourquoi as-tu choisi d’intégrer cette école ?

 

J’ai commencé mes études en suivant un cursus d’Arts appliqués et je me suis ensuite tourné vers un BTS de communication visuelle. Je traitais surtout des aspects print et pas du tout l’aspect digital. Mais je savais déjà que je voulais me diriger dans cette voie. Le smartphone était en train de tout changer et cette évolution me passionnait. J’étais bien conscient qu’il me manquait une formation plus axée sur le numérique mais toutes les écoles étaient très spécialisantes dans un domaine. Or, je ne voulais pas devenir un cador du Design ou un Tech qui ne sort plus de sa cave.

 

Plutôt que de m’engager dans quelque chose qui ne me plaisait pas, j’en ai profité pour partir en Australie avec un visa travail-vacances, chose que mes études ne prévoyaient pas dans mon cursus. J’ai visité, fait des petits boulots, rencontré plein de gens du monde entier avec qui je suis ensuite partie en voyage en Asie. En revenant, je suis tombé sur le site de La Web School Factory. Quand j’ai lu l’approche et le programme pédagogique, je me suis complètement retrouvé. Tout ça était hyper pertinent et j’étais convaincu que cela avait du sens aujourd’hui de se former comme ça. Je suis entrée directement en 2ème année et j’ai choisi la Majeure Business, même si j’ai un peu hésité avec la Majeure Design étant donné mon expérience et mes affinités. Mais je cherchais avant tout à ajouter d’autres cordes à mon arc !

 

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Quels souvenirs marquants gardes-tu de ta formation ?

 

Je me souviens très bien de mon projet copycat lors de ma première année à l’école. Il s’agissait d’adapter un business model (d'un autre pays) au marché français. Il fallait pour cela identifier les bons usages et mauvaises pratiques sur le produit source (ou le modèle source) et savoir comment transposer tout cela sur le marché français. Ce projet a beaucoup compté pour moi, non pas tellement à cause du projet en lui-même mais plutôt en raison des personnes avec lesquelles j’ai travaillé. Il s’agissait du premier projet où l’on pouvait choisir son équipe. Nous avons favorisé une approche diversifiée avec des profils très complémentaires. Nous étions quatre en tout et cela faisait longtemps qu’on avait envie de travailler ensemble. Par la suite, nous avons fait plein de choses ensemble. J’ai même travaillé tout un été chez AccorHotels avec Marie-My qui faisait partie de cette équipe. Et en dernière année, nous avons fait notre mémoire ensemble.

 

 

Quelles sont tes passions ont influencé ton parcours ?

 

Je suis un bon geek. Ça joue énormément. Je suis également très sensible à l’aspect multiculturel. C’est une chose que j’ai découverte en Australie et que je recherche depuis. Je travaille d’ailleurs dans une équipe avec une majorité de non-Français et ce cadre de travail me plaît beaucoup. Au-delà de ça, ce qui m’intéresse, c’est d’identifier des problèmes ou des incompréhensions pour apporter une analyse, une explication et éventuellement une solution. Chaque cas est intéressant. J’ai aussi une certaine curiosité intellectuelle et un grand sens de l’observation. Ma N+1 m’appelle le caméléon. Je m’adapte à mon auditoire. Et si j’adore échanger avec les gens, je préfère les discussions en one-to-one plutôt qu’en groupe car elles me permettent de véritablement m’adapter à mon interlocuteur. 

 

 

Quel est ton métier et dans quelle entreprise exerces-tu ?

 

Je suis Chef de projet chez Auditoire. Il s’agit d’une agence événementielle française appartenant au groupe TBWA qui a également une présence à l’international avec des antennes à Doha, Dubaï, Hong-Kong (une dizaine de personnes pour chaque ville) et à Shanghai. J’ai postulé chez Auditoire en envoyant une candidature spontanée car j’avais vraiment envie de travailler dans une agence : je souhaitais travailler dans des domaines différents avec des problématiques différentes (même s’il peut être intéressant de s’investir corps et âme sur un produit en travaillant chez l’annonceur).

 

Je suis entré pour un stage de 6 mois en 4ème année et j’y ai fait mon alternance en 5ème année avant d’être embauché à la fin de mes études. C’est une agence événementielle qui propose également à ses clients des prestations digitales. Ils étaient alors en demande de profils capables de les accompagner sur ces prestations supplémentaires. À ce moment-là, le gros du travail constituait en l’organisation du World International Summit for Education (WISE), organisé par la Qatar Foundation. L’équipe internationale organise l’évènement mais produit aussi toutes les activités proposées aux participants dans le cadre du sommet. (cession, networking activities, workschop, etc.). 

 

Cet évènement a une portée et une résonnance qui s’inscrit dans la durée car c’est tout un écosystème qui a été construit avec le client par Auditoire. Cet aspect m’a énormément séduit et j’ai décidé de rejoindre l’aventure.

 

 

Quelles sont tes missions ?

 

Je travaille donc beaucoup sur le projet WISE. J’interviens dans la construction d’une communauté tout au long de l’année et pas seulement durant les 3 jours que dure l’évènement. Je fais du community management au sens premier du terme. Mon rôle est de trouver des solutions pour engager les uns et les autres, promouvoir leur travail, leur prise de position. Le sommet a lieu tous les deux ans. Nous travaillons donc sur plein d’autres projets, notamment dans le secteur de la philanthropie ou du développement durable. Ainsi, ma Business Unit travaille également pour WISH, pour Al Dabbagh Group; pour Danone au travers de deux programmes : EVE qui est un programme de leadership au féminin et Octave, un programme de leadership intergénérationnel en entreprise.

 

Pour chacun de ces projets, je gère le développement d’applications et de sites web. Cela signifie que je suis chargé de leurs conceptions et du suivi du projet en fonction des besoins du client. Je travaille également avec d’autres branches pour le développement d’applications. Ma Business Unit collabore sur certains projets avec les « Luxury Makers », la branche luxe de la société qui se concentre essentiellement sur l’événementiel pur : dîner de gala, fête en grande pompe, ouverture de boutique etc. Ils sont venus vers nous car ils ne savaient pas comment avoir une partition un peu innovante ou s’occuper de la gestion d’influenceurs.

 

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Quelles compétences et savoir-êtres acquis à l'école te servent au quotidien ?

 

J’ai développé une réelle capacité, non pas à ignorer la hiérarchie et l’ordre établi, mais à trouver un moyen de faire bouger les lignes et de me faire entendre. Même si je suis le petit nouveau et que de prime abord je n’ai pas la légitimité pour m’exprimer sur le sujet ! Et ça, je le dois à La Web School Factory. Les Weekend Challenges, les projets avec pitchs devant les responsables des sociétés qui ont soumis le brief, la bienveillance de nos intervenants sont autant d’occasion d’apprendre à prendre la parole, à oser. Toutes ces petites choses m’ont donné confiance et surtout, m’ont donné les clés pour trouver la note juste, le timing idéal. Les opportunités que j’ai pu avoir, je ne les aurais sûrement pas eues si je n’étais pas allé à La Web School Factory. Parce que je n’aurais pas su les saisir !

 

 

Quelles responsabilités occupes-tu ? Comment ton cursus à La Web School t’y a préparé ?

 

Des responsabilités, j’en ai très vite eu, même si ça a été un concours de circonstances. Quand j’étais encore en alternance, ma N+1 a démissionné, et ma N+2 venait de partir en congé maternité. Je me suis retrouvé avec ma collègue en mode « on gère la maison ». Alors évidemment ça a été difficile, j’ai dû faire mon boulot et celui de ma N+1 trois semaines par mois tout en rédigeant mon mémoire et en révisant mes partiels. Mais cela a aussi été un moment très enrichissant qui m’a donné l’occasion de faire mes preuves. Ma business unit est divisé en trois, je n’ai donc pas de fonction managériale mais je gère régulièrement les stagiaires.

 

Je sais aussi prendre le lead sur certains projets. Par exemple, comme je l’expliquais précédemment, je suis amené à travailler avec les « Luxury makers ». Au cours d’un séminaire qu’ils avaient organisé pour l’un de leurs clients, ils ont fourni une petite application, préconstruite par un prestataire externe dont le client a été très satisfait. Tellement, qu’il a regretté que sa boîte ait attendu un séminaire pour partager et échanger de cette façon. Il a donc demandé à Auditoire si l’on pouvait pérenniser la chose, l’améliorer et leur fournir une solution dont ils pourraient se servir au quotidien. L’équipe « Luxury makers » a fait appel à nous, et ma N+1 m’a chargé du projet. J’ai fait la reco, seul, je l’ai présenté devant le client qui a finalement acheté le projet. J’aurais pu dire : « Je n’ai pas le temps » ou : « Ce n’est pas mon job » ou encore : « embauchez quelqu’un pour le faire ». Mais non ! Je préfère rentrer à 20h30 tous les soirs et relever le défi. Le fait de dire oui, de relever un challenge, même si on ne sait pas forcément comment ça va se passer au moment où on s’engage, ce volontarisme, c’est la culture qui est inculquée à La Web School Factory. On est partant et on y va !

 

 

 

Ta principale fierté depuis que tu es chez Auditoire ?

 

Justement, ce moment a été une grande fierté. Car j’ai senti dans les yeux de Philippe Castanet (le numéro 3 d’auditoire et COO de l’antenne de Paris) qu’il avait compris à quoi je servais. Je n’étais alors à ses yeux pas seulement un geek mais quelqu’un capable d’accompagner la boîte sur des prestations qui vont permettre de fidéliser le client. D’ailleurs, quand il a vu ma présentation de ce projet, sorte d’application intranet pour faire vivre la communauté de collaborateurs chez le client, il a dit : « c’est ce qu’il faut qu’on fasse chez Auditoire ». Le projet est en cours de développement aujourd’hui. Nous venons d’envoyer des notes aux différentes branches pour savoir comment ils travaillent, échangent et collaborent.

 

Lorsqu’on allait rencontrer la branche "Luxury Makers", ma N+1 m’a chargé de la présentation de notre unité en me donnant carte blanche. J’ai essayé de rendre les choses très concrètes et très intelligibles et de montrer notre utilité et notre valeur ajoutée. J’ai fait la soutenance dans le cadre du séminaire des « Luxury Makers » de l’ensemble du groupe Auditoire à Paris. Le fait que ma N+1 m’ai fait confiance pour représenter notre unité a beaucoup compté pour moi. Et quand je pense à l’impact que ça a eu, à toutes ces collaborations initiées grâce à ça, oui, je suis fier !

 

 

Une anecdote sur ton entrée dans le monde du travail ?

 

Je reste frappé par le nombre de choses, en matière de digital, qui me semblent évidentes mais qui ne le sont pas du tout pour plein de gens dans ma sphère professionnelle. Pourtant, lorsque je fais une présentation, j’essaye d’être intelligible pour mon auditoire. Quand je me dis que ça va et que j’ai réussi à rendre le truc compréhensible pour ma mamie; en fait, de très nombreuses personnes ne comprennent pas de quoi je parle. Ce décalage sur ce que je pense que les gens connaissent au numérique et la réalité me surprend encore. 

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