Étudiant Entrepreneur : Massine et sa boutique en ligne

Après 5 ans à La Web School, Massine a maintenant ouvert sa boutique en ligne. Portrait d'un étudiant-entrepreneur de La Web School Factory !

La Web School Factory vous présente sa promotion d’étudiants entrepreneurs au travers de portraits d’étudiants qui ont fait le choix en cinquième année d’école d’opter pour un cursus en entrepreneuriat. Présentation de Massine Benoukaci.

 

Rencontre avec Massine, gérant de sa boutique en ligne

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Comment s’est déroulé ta scolarité à La Web School Factory ?

 

Je suis entrée à La Web School Factory après un bac ES. J’ai choisi la Majeure Marketing en 2ème année. L’année suivante, j’ai effectué un stage dans une start-up à Dubaï où j’étais chargé de l’acquisition sur les réseaux sociaux. Pour la 4ème année, j’ai fait 4 mois d’échange à Dublin et j’ai choisi de faire mon stage dans la même start-up que l’année précédente avec les mêmes missions. Mais c’est aussi l’année où j’ai intégré le cursus entrepreneur, je travaillais donc en stage le matin et consacrais mon après-midi à mes projets personnels. J’ai développé mon magazine en ligne Lux.net qui fonctionne bien aujourd’hui. 

 

 

Quels souvenirs marquants gardes-tu de ton parcours à La Web School Factory ?

 

Le projet réalisé pour la conciergerie de luxe John Paul fait partie des moments marquants de mon cursus. Il s’agissait du projet de fin d’année. La société a été très contente de notre travail et j’ai vraiment eu le sentiment que nous avions bien travaillé. Nous avons réalisé un projet très abouti en créant notamment un site web où l’on entrait avec une clé, signe que nous avions bien intégré les codes de la conciergerie et du milieu haut de gamme. Nous sommes parvenus à une bonne compréhension du domaine et on a pu compter sur une très bonne dynamique d’équipe. Le livrable était à la hauteur de notre implication. 

 

Mon entrée à l’incubateur a également beaucoup compté pour moi. Nous avons été la première promotion à expérimenter le fait d’être étudiant et entrepreneur dès la 4ème année, avec une dispense sur certaines matières afin que nous puissions nous consacrer davantage à nos projets personnels. L’école a mis en place un accompagnement avec des coachs et des heures de mentorat.

 

 

Quel est ton projet ? Son concept ?

 

C’est un concept store en ligne qui propose à la revente des produits d’éditions limitées dans les domaines du streetwear, des sneakers et des objets d’art (street art). Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce sont trois catégories très proches les unes des autres. On peut en effet s’étonner que je vende aussi des objets d’art aux côtés de sneakers et de pièces streetwear mais en réalité tout est très lié aujourd’hui. Par exemple, Takashi Murakami, plasticien japonais, connu et reconnu, s’est occupé de designer la dernière pochette de Kanye West. Il a également fait une collaboration avec Virgile Abloh, directeur d’artistique de Off White et nouveau directeur artistique homme de Louis Vuitton. Aujourd’hui, luxe, art, streetwear se mélangent totalement. 

 

Je propose actuellement 5 marques : Supreme, Nike, Adidas, Yeezy et Jordan. Mais je propose aussi certains produits d’autres marques en dépôt-vente. Cette pratique comporte plusieurs avantages : je n’ai pas de trésorerie à avancer, je teste des marques et des produits que je n’aurais pas spontanément proposés à la vente, je diversifie mon offre. Comme il s’agit de produits en édition limitée, l’offre est forcément réduite et la demande est énorme. Et surtout, il faut savoir que l’accès à ces produits est en France très mal réparti. Tout ou presque est à Paris. Je me suis fixé comme objectif de rendre ces produits accessibles à tous en les vendant en ligne et en mettant en place des boutiques éphémères.

 

 

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Comment cela a-t-il débuté ?

 

Je suis à l'origine un consommateur de streetwear. Cela a donc commencé de manière assez classique. J’achetais pour moi et comme je pouvais avoir un ou deux produits en plus, je les revendais pour amortir mon achat. C’était surtout un marché de niche où gravitaient passionnés et collectionneurs. À cette époque, en toute logique, je ne faisais pas vraiment de profit. Mon activité a pris de l’ampleur à compter de septembre 2017. J’ai commencé à les mettre en vente sur Instagram et sur Facebook. En janvier, j’ai eu la chance de participer à un pop-up store. Ce fut un véritable succès avec 700 visiteurs dans la journée et un panier moyen très satisfaisant. Mettre en place un pop-up store, ce n’est pas si difficile si l’on peut compter sur des leviers tels que des commerçants qui viennent vous chercher pour vous proposer leur boutique. Dans les semaines qui ont suivi, j’ai également participé à deux autres pop-up stores qui ont très bien fonctionné aussi. 

 

J’ai testé tous les types de produits : art, sneakers, streetwear. Ce fut un succès à chaque fois. Je sais donc maintenant que c’est un format qui marche et cela m’a conforté dans l’idée de lancer des boutiques éphémères. J’ai décidé d’en proposer dans les villes où la demande est forte et l’offre inexistante ; donc pas à Paris où le marché est hyper concurrentiel avec déjà beaucoup de boutiques physiques, mais dans les villes de province de préférence.

 

 

Sur quoi travailles-tu actuellement ?

 

Plutôt que de me cacher derrière un collectif, je voudrais maintenant développer une marque à mettre en avant dans l’organisation de ces pop-up stores. En fait, l’organisation de pop-up stores était mon objectif moyen terme. Comme j’y ai très vite mis les pieds grâce à des opportunités, je dois à présent me recentrer sur mon objectif court terme : la construction de mon identité de marque. Le Branding de la boutique m’occupe depuis mars. Je suis en train de développer le site web. Il est pratiquement prêt. Je travaille aussi au développement d’une communauté sur les réseaux sociaux. 

 

 

 

La prochaine étape, c’est quoi et quand ?

 

M’agrandir, diversifier les produits, augmenter les volumes. Frustrer le client est mon cœur de métier puisqu’il s’agit d’éditions limitées, mais je dois y faire attention car mon acquisition client doit être proportionnelle à l’augmentation de produits proposés. La corrélation entre ces deux éléments est la clé de la réussite. Je me consacre aussi au développement d’une stratégie logistique et j'entends donner une voie entrepreneuriale à ce projet en faisant des prévisions sur les deux prochaines années en termes de croissance. Une fois que la boutique sera bien lancé, je ferai sans doute comme d’habitude, je resterai associé sur le projet et passerais à autre chose. 

 

 

Quelles sont tes passions ? En quoi ont-elles influencé ce que tu fais aujourd’hui ?

 

J’aime tout ce qui a trait à la mode, qu’il s’agisse du prêt-à-porter, du luxe ou du streetwear. J’ai eu l’opportunité de lancer Luxe.net il y a quelque temps. Ce magazine en ligne dédié au luxe marche très bien maintenant. Nous avons établi des partenariats avec de nombreuses marques. Je l’ai donc confié à un ami que j’ai formé tout en restant associé. J’ai un profil de business developer. J’adore produire et promouvoir quelque chose mais après je passe à autre chose. J’aime lancer des projets. Après, selon moi, ce n’est plus le même métier et plus la même tâche de les entretenir. Je lance des projets dans le web depuis mes 14 ans environ.

 

Avec cette boutique, je suis sorti de l’écosystème web pur et j’ai mis un pied dans la vente. Étant passionné de streetwear, je me suis lancé là-dedans, en prenant en compte aussi le fait qu’il s’agit d’un marché en plein boom qui a triplé ces quatre dernières années. Aux États-Unis, le marché est plus mature. Il y a une multitude de boutiques achat/vente dans le domaine à New York ou Los Angeles. À Paris, il n’y en avait que 2 l’an dernier et 6 aujourd’hui. 

 

 

Pourquoi avoir opté pour le cursus entrepreneuriat ?

 

Depuis ma première année à La Web School Factory, je lance des projets en dehors des cours. On peut dire que j’ai la fibre entrepreneuriale. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai rejoint cette école. On m’a fait comprendre que c’était le profil recherché. J’ai envie de prendre des risques et pas très envie d’être salarié en apprentissage dans une grande entreprise. J’ai eu cette expérience de petites structures et de projets personnels pendant mes stages et j’aime la liberté. J’attendais aussi de ce cursus entrepreneurial qu’à travers l’écosystème, les heures de mentorat, de coaching, de cours, j’ai accès à un parcours structuré et structurant qui me permettrait d’évoluer librement tout en ayant un cadre. C’était un besoin car j’ai tendance à avoir beaucoup d’idées et à partir dans tous les sens, et il me semble important de pouvoir bénéficier d’un réel accompagnement tout en restant maître de ses choix et de ses décisions concernant son projet. 

 

 

Être un étudiant entrepreneur, c’est comment ? On se sent plus étudiant ou entrepreneur ?

 

C’est dur ! Parce qu’il est difficile de faire la part des choses. Il n’est pas évident de prendre du recul, surtout lorsque comme moi on travaille seul sur son projet. Parfois, je délaisse l’aspect académique (sans même m’en rendre compte) parce que j’avance sur mon projet. Parfois, c’est l’inverse qui se produit et il arrive que pendant certaines semaines de cours, plus rien n’avance pour mon projet. C’est difficile de mettre le curseur au bon endroit. Heureusement, les mentors sont là pour nous aider. Je trouve vraiment génial que l’école nous permette d’avancer dans notre projet et qu'elle nous soutienne. C’est une chance énorme d’avoir une école à notre écoute. Et on continue d’apprendre plein de choses, dans des domaines très différents. On applique toutes ces connaissances à notre projet en développement. Il est évident que ce cursus nous permet de continuer à acquérir de très nombreuses connaissances, ce qui nous permet de garder une ouverture d’esprit très importante dans notre projet.

 

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