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Etudiant Entrepreneur : Dimitri et sa chaine Youtube aux 1,5 million d'abonnés

La Web School Factory vous présente sa promotion d’étudiants entrepreneurs au travers de portraits d’étudiants qui ont fait le choix du cursus entrepreneuriat. Présentation de Dimitri Somoguy.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

 

Je suis en Majeure Marketing et je suis actuellement en quatrième année à La Web School Factory. J’ai beaucoup aimé tous les cours, très concrets, sur des thématiques qui m’intéressent particulièrement, comme le module e-commerce. Certes, on nous enseigne la théorie mais on travaille aussi sur des cas pratiques. Nos intervenants sont aussi et avant tout des professionnels qui nous partagent leurs expériences. C’est une approche propre à La Web School Factory et qui me plaît beaucoup. Cela permet de s’immerger rapidement dans un sujet et de comprendre son utilité et son application dans la vie professionnelle. 

 

 

Quelles sont tes passions ? En quoi ont-elles influencé ton parcours ? 

 

J’adore les jeux vidéo, comme beaucoup de monde à La Web School Factory et je voue une passion à Internet, comme tout le monde dans cette école. Ce qui est intéressant avec Internet, ce sont tous les métiers du digital qui y sont liés et qui permettent d’être indépendant, de générer des revenus et de construire un business en étant très libre, sans appartenir à une entreprise et sans être sous les ordres de personne. Je suis aussi un passionné de musique. D’ailleurs tout mon projet est en lien avec cela.

youtube chaine chilled cow

Quel est ton projet, son concept ? 

 

Il s’agit d’une chaîne de promotion musicale d’artistes, dans un style de musique bien particulier : le lofi hip hop. Il s’agit d’un hip hop instrumental, parfois agrémenté d’un passage de film. Ma chaîne est accessible depuis plusieurs plateformes, sur différents réseaux sociaux, et surtout sur YouTube qui génère l’essentiel du trafic. Mon activité repose avant tout sur de la veille musicale. Je suis en permanence à la recherche de nouveaux morceau. Quand ils me plaisent, je les intègre à ma playlist et j’en fais la promotion grâce à mon audience. Il s’agit d’un public international (dont 40 % aux États-Unis, 5% environ pour les autres pays, répartis sur toute la surface du globe). Je l’ai construite au fil du temps. C’est elle qui me permet de générer des revenus. La moitié de ces revenus viennent d’abonnements, notamment issus de You Tube Red aux États-Unis, une version premium et payante de YouTube qui permet de visionner les vidéos sans pub et en gardant son téléphone éteint ; l’autre moitié de mes revenus liés à ce projet vient de l’argent versé par les annonceurs à Google que YouTube reverse en partie aux créateurs de chaîne en fonction de leur audience. 

 

 

Comment ton projet a-t-il commencé ?

 

Je suis un passionné de musique et cela fait 8 ans que je suis abonné à de très nombreuses chaînes de musique YouTube. Je ne me souciais pas trop alors de ce que ce métier pouvait être lorsque l’on était le créateur de ce type de chaîne. En creusant, je me suis rendu compte que c’était un job hyper intéressant. Il ne demande pas énormément d’investissement financiers. En revanche, cela demande beaucoup de temps, il suscite de la gratitude de la part des artistes que l’on met en avant et les relations avec eux sont souvent très bonnes. Il offre la possibilité d’interagir avec sa communauté, des fans du même style de musique avec qui il est passionnant d’échanger. Et en plus , c’est très bien payé ! J’ai donc commencé à m’intéresser de près à cet univers. C’était il y a environ 5 ans. Mais les styles de musique qui marchaient à l’époque étaient déjà saturés. J’ai néanmoins découvert une chaîne lofi hip-hop à cette époque-là : Holly Chill, la seule, et qui avait une bonne réputation. J’y ai vu une opportunité. J’ai lancé ma propre chaîne lofi hip-hop en mars 2015. Cela fait 3 ans aujourd’hui. Évidemment, je n’ai pas eu 1,5 million d'abonnés immédiatement et je n’ai pas construit mon projet en quelques jours. 

 

 

Les trois évènements majeurs qui ont propulsé ta chaîne ?

 

Le premier, c’est lorsque j’ai décidé de créer un mix, une compilation d'environ une heure. L’autre chaîne YouTube Lofi hip hop ne faisait que des morceaux seuls. Or, ce style de musique est parfait pour la détente et ou le boulot. C’est le fonds sonore idéal pour se relaxer ou travailler. On n’a pas envie de remettre un morceau toutes les 3 minutes. Les vidéos de morceaux seuls marchent donc moins que les mix de 1 heure. J’ai également tenu compte du référencement YouTube qui privilégie entre autres le temps de visionnage de la vidéo. Pour couronner le tout, à la même époque, la chaîne YouTube concurrente, en plus de ne pas avoir opté d’emblée pour le bon format et de ne pas proposer de mix a, eu des problèmes de copyright et a été supprimée. Conséquence : une hausse importante du trafic sur la mienne étant donné que les personnes qui cherchaient à écouter ce style de musique n’avaient plus que ma chaîne.

 

J’ai continué à faire des compilations et à créer du contenu très régulièrement pendant un an environ. J’ai alors atteint 50 000 abonnés. La seconde grande étape a été un changement de visuels. J’ai constaté que les chaînes qui proposaient le même genre de musique avec des visuels de dessins animés japonais avaient plus de vues. J’ai donc fait une compilation avec un visuel japonais et j’ai doublé mon audience en passant à 100 000 abonnés.

 

Enfin, la dernière grande étape (à ce jour) a été le lancement de ma radio en février 2017, qui est aujourd’hui le pilier de mon projet. Elle tourne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et est donc idéale pour les gens qui veulent étudier, se relaxer ou avoir un fonds sonore agréable. En un mois, je suis passé de 100 000 à 500 000 abonnés. J’ai atteint aujourd’hui les 1 500 000

 

Le parcours n’a cependant pas été sans embuches. En juin 2017, j’ai été épinglé par un très grand studio japonais car j’utilisais un de ses visuel pour ma radio. Ma chaîne a été coupé pendant 3 mois. J’ai demandé à quelqu’un de m’en faire un similaire qui m’appartient et que j’utilise dorénavant pour ne plus avoir de problèmes de droits d’auteur. 

 

 

Sur quoi travailles-tu actuellement ?

 

Les droits d’auteur sont au cœur de mon travail. Le cours que nous avons eu sur le sujet m’a beaucoup aidé et je n’ai pas hésité à demander des conseils à notre intervenant, notamment sur les cessions des droits d’auteur. Actuellement, je suis d’ailleurs dans une campagne de demande d’autorisations écrites auprès de tous les artistes que je diffuse. 

 

 

La prochaine étape, c’est quoi et quand ?

 

Je me suis fixé pour objectif, d’ici la fin de mes études, de me développer sur toutes les plateformes (Spotify, Deezer, Apple Music) et de créer un label. Pour l’instant, je suis seulement un promoteur. Avec un label, la promotion est plus aboutie, il y a un véritable soutien des artistes, financier certes mais pas seulement. Il s’agit d’un accompagnement global.  

 

 

Pourquoi avoir opté pour l’entrepreneuriat en 4ème année ?

 

J’avais très envie de développer mon projet à mi-temps. Et en 4ème année, l’ensemble des cours et le projet Data représentent un volume horaire considérable qui n’aurait pas laissé beaucoup de temps à mon projet, pas assez en tous cas pour le développer convenablement.  

 

J’ai aussi choisi ce cursus pour le suivi qu’il propose. Le fait d’être accompagné par un professionnel : Madjid Yahiaoui, intervenant en entrepreneuriat et consultant en pédagogie entrepreneuriale, qui gère le cursus entrepreneuriat de La Web School Factory est d’une aide précieuse. Je le rencontre tous les mois ou tous les deux mois pour le tenir au courant de l’avancée de mes travaux, lui poser des questions. Récemment j’ai eu une proposition de partenariat et je lui ai demandé ce qu’il en pensait. C’est rassurant d’avoir un avis extérieur et des conseils venant d’un expert. 

 

 

Quel est le fonctionnement de ce cursus ?

 

J’ai eu un parcours assez particulier dès la 3ème année. À mon retour d’échange à Dublin, je n’ai pas fait de stage comme tous mes camarades de promo mais j'ai commencé à travailler sur ce projet et à le développer au maximum.  

 

Pour cette quatrième année, je suis les cours de manière tout à fait classique mais j’ai une dispense pour certaines mineures (en Tech et Design). J’ai choisi en début d’année quelles mineures pourraient être utiles à mon projet et quels cours je souhaitais ne pas suivre. Je suis également dispensé de certains cours en lien avec le projet Data, le gros projet de 4ème année remplacé, dans le cursus entrepreneuriat, par le travail sur le projet personnel. 

 

 

Être un étudiant entrepreneur, c’est comment ? 

 

Je me sens davantage entrepreneur. Je suis même pressé d’avoir mon diplôme pour travailler à plein temps sur mon projet. Ceci dit, selon moi, les qualités essentielles d’un bon entrepreneur sont : patience, réflexion, détermination. Et ce sont finalement les mêmes que celles d’un bon étudiant !

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