Conférence French touch de l'éducation : comment le numérique va révolutionner l'éducation

Mardi dernier avait lieu la conférence “French touch de l’éducation”, organisée par l'université collaborative en ligne Leeaarn autour de l’éducation et du numérique. Chercheurs, entrepreneurs, formateurs : nombre d'innovateurs de l’éducation étaient réunis pour échanger sur la manière dont chacun fait évoluer le secteur et pour imaginer comment le numérique va révolutionner l’éducation. Voici trois tendances qui ressortent de cette question au coeur de la pédagogie de la Web School Factory.

Gilles Babinet : une nouvelle société de la connaissance

La révolution de l’internet a permis l’accès libre à la connaissance. C’est le cas des MOOC, ces programmes de cours filmés en ligne (tels que la Kahn Academy), qui participent d’une distribution massive de la connaissance. Outre l’accès physique, c’est aussi un accès mental que le numérique apporte, en enlevant la barrière de l’appréhension à apprendre. Un constat que le TED Prize 2013 Sugata Mitra a démontré avec son expérience de kiosques internet. Le numérique rend le partage de connaissances de plus en plus horizontal, et démystifie l’éducation. A l’instar de Sugata Mitra, qui soutient que l’éducation doit apprendre à apprendre, Gilles Babinet (Digital Champion) appelle à de nouvelles pratiques pédagogiques rendues possibles par le numérique. En France, même si on déplore souvent que le carcan républicain étouffe l’innovation, la French touch de l’éducation a un bel avenir selon Gilles Babinet : “la francophonie s’étend plus vite que l’anglophonie”...

 

Sophie Pène : la complexité et l’expérimentation

S’il est désormais facile d’apprendre sur internet à utiliser des outils, il est plus difficile d’y apprendre à réfléchir et à collaborer (partage d’expériences, savoir-être...). Pourtant en matière d’éducation, Internet favorise la collaboration massive, complexe et globale. Sophie Pène (Conseil National du Numérique) défend l’idée de délivrer un apprentissage des controverses (pédagogie de la complexité). Selon elle, il est essentiel de concevoir l’éducation dans un tout, et de mettre en relation les savoirs et l’expérimentation, à la manière du design.

 

François Taddéi : l’intelligence et la facilitation

Ce qu’il manque dans l’éducation en ligne, c’est la possibilité de se rencontrer. Selon François Taddéi (Centre de Recherche Interdisciplinaire), internet doit être utilisé comme un catalyseur de rencontres, pour arriver à ses fins en matière d’éducation et d’orientation. A l’inverse, face au partage massif d’informations permis par internet, le rôle de l’enseignant est d’accompagner un tri et une analyse intelligente de l’information, autrement dit de favoriser le passage de l’information à la connaissance, puis de la connaissance à la sagesse. Il doit être facilitateur. François Taddéi entend créer des systèmes de connaissance où apprendre signifie être facilitateur/mentor pour les apprenants suivants.

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